Vincent Gouysse (OCF)

14.04.2011

Les camarades de l’Organisation des Communistes de France (OCF) ont reçu la série d’articles des camarades de Reconstruction Communiste Canada et nous ont expédié une lettre de soutien que nous reproduisons ci-dessous.



L’Organisation des Communistes de France, estime que les positions défendues par le camarade Robert Bibeau et RCC (cf. l’analyse sur les positions opportunistes et électoralistes de divers partis de gauche : « A propos des élections au Canada et la présence de soi‐disant Marxistes‐Léninistes ») sont justes et s’inscrivent parfaitement dans l’optique léniniste de démontrer aux masses exploitées que la « démocratie » bourgeoise est tout sauf « représentative » de leurs intérêts. La crise, qui pousse la bourgeoisie à adopter des politiques de plus en plus réactionnaires à un moment où la décomposition de la « classe moyenne » s’accélère, rend ce fait de plus en plus évident. Le texte sur « Élections au parlement canadien ‐ Pour qui voter le 2 mai ? » du camarade Robert Bibeau met selon nous très bien en évidence la « non‐représentativité » des institutions bourgeoises à travers des exemples clairs et concrets (colonialisme, démantèlement des acquis sociaux) — excellent moyen, si nous savons le formuler en terme de propagande, de montrer le caractère illégitime (les bourgeois tiennent tellement à cette illusion !) de leur pouvoir.

Le texte du camarade Robert Bibeau de RCC est une application pratique d’un texte du camarade Vincent Gouysse (OCF) d’il y a quatre ans sur les dernières élections présidentielles en France.

Par ailleurs, le camarade Robert Bibeau est encore dans le vrai quand il dit que « nous ne sommes plus à l'étape de la lutte démocratique bourgeoise » et que notre mot d'ordre ne peut être que « Tout le pouvoir aux soviets quand les soviets seront à l'ordre du jour ».

Le camarade Robert Bibeau rejoint là encore des positions que l’OCF a défendu (hélas sans succès) dans des organisations révisionnistes prétendument « M‐L ». Cela fait huit ans que notre organisation boycotte les élections. Et quand on nous demande pourquoi, nous répondons nous voterons, quand nous pourrons voter pour des élus qui ne seront pas « hors‐contrôle » une fois élus, et qui devront continuer à rendre des comptes à leurs électeurs, sous peine de voir leur mandat annulé. Autrement dit, nous voterons le jour où il s’agira de voter pour des camarades défendant réellement les intérêts des masses populaires, et non celui de monopoles exerçant de puissants lobbys. Et si l’on nous dit que de telles élections sont impossibles ‐‐‐ certes sous le capitalisme, car ce serait alors synonyme pour la bourgeoisie de grande instabilité politique et de valse permanente de ses attelages gouvernementaux et de hauts fonctionnaires ‐‐‐, alors nous faisons référence à la pratique en vigueur en URSS dans les années 1930… Voilà en quoi consiste la seule démocratie pour les masses populaires. Une démocratie qui n’est évidemment possible (et nécessaire) que sous le socialisme, car seul ce contrôle peut permettre d’éviter qu’une nouvelle couche d’exploiteurs ne se constitue au sein de l’appareil d’État.

Fermez la page pour retourner.